Entretien avec la vice présidente de l'association APAB.

Pour mieux comprendre cette maladie grave, nous avons fait appel à la vice-présidente de l’association APAB (Association des Parents des enfants Anorexiques et Boulimiques), Mme Borella, qui a acceptée de se déplacer dans notre lycée pour nous accorder une interview et nous raconter son histoire…

Pour commencer, elle nous a expliqué comment sa fille âgée de 22 ans à l’époque, est tombée dans l’anorexie en souhaitant seulement perdre un peu de poids. En effet, cette jeune fille était en pleine forme et aucune personne de son entourage n’aurait pu prévoir qu’elle allait tomber malade. Etant majeure, elle faisait des études et était autonome. Peu de temps plus tard, elle a demandé à sa mère de faire un régime alors qu’elle était déjà très mince et souhaitait manger plus de légumes. Deux mois plus tard, ses parents lui ont demandé d’arrêter son régime, trouvant qu’elle était un peu trop mince. La jeune fille a donc affirmé à ses parents qu’elle allait tout arrêter, mais elle ne l’a jamais fait. Mme Borella nous a expliqué que les personnes anorexiques sont tyranniques et manipulatrices. Ses parents, ne connaissant pas la maladie ne le savaient pas et se sont fait manipuler par la maladie de leur fille jusqu’au jour où ils ont décidés de l’emmener voir un spécialiste. La jeune fille a donc été emmenée dans une clinique privée. Un des problèmes de ces hospitalisations, est qu’une prise en charge de ce genre coûte très cher. C’est pour cela que de nombreuses jeunes filles malades n’ont pas les moyens d’avoir une bonne mutuelle, et donc de se soigner. Pendant l’hospitalisation, les malades sont isolées du monde extérieur, sans aucun contact avec leur famille et leurs amis, dans une chambre seule et avec des repas accompagnés. A la sortie de la clinique, la maladie n’est pas complètement terminée, certaines filles rechutent et retournent en hospitalisation plusieurs fois, et d’autres arrivent à reprendre une vie normale dès leur première sortie.  

A la sortie de la clinique, la fille de Mme Borella allait mieux, mais ce n’était pas totalement terminé. Il a fallu en effet attendre une année avant qu’elle soit guérie entièrement. Cependant, aujourd’hui encore, la maladie de la jeune fille reste un sujet délicat, mais elle a un travail stable, est maman depuis un an et attendant un autre bébé.

Cet entretient nous a bien fait prendre conscience de la gravité de cette maladie, qui n’est absolument pas l’image faite par les médias mais bien une maladie qui peut arriver sans problème apparent et avec aucun facteur déclenchant ni aucun problème familial.

Remerciements à Mme Borella et également à notre infirmière scolaire pour nous avoir permi cet entretien.

Lien de l’association APAB : http://apab-rhonealpes.com/index.htm

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